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Je suis claqué !

dodo

 

C’est marrant à quel point l’homme est capable de s’adapter à tout sans jamais traiter ses symptômes.

Tout a commencé pour moi en 2007, le jour où Madame m’a gentiment expliqué que ce n’était pas normal de dormir aussi mal, sans compter que c’était assez flippant pour elle de partager son lit avec quelqu’un de silencieux comme un mort.

Bien évidemment, j’ai immédiatement tout nié en bloc avant de me ranger à l’évidence quelques mois plus tard : non, ce n’était pas normal d’être incapable de se coucher avant minuit, et de se réveiller au moins cinq fois par nuit, qu’il y ait des réveils nocturnes de nourrisson ou pas (« Tiens, il est une heure du matin », « Tiens il est deux heures », « Tiens, il est trois heures », etc.).

Éveillé au problème, je l’ai donc abordé de façon méthodique en recourant à la médecine générale, à l’homéopathie, à l’acupuncture et à la psychiatrie du sommeil (séminaire et Biofeedback à la clef). Et qu’ai-je retenu de tout ça ?

  • Que les médicaments ne servent généralement à rien.
  • Qu’une approche objective du sommeil est souvent la meilleure pour évaluer l’ampleur des dégâts : la tenue d’un agenda du sommeil enrichi de nos activités quotidiennes permet d’identifier des tendances, et parfois même l’origine du problème.
  • Que l’environnement doit être favorable au sommeil : chambre aérée tous les jours, température inférieure ou égale à 19°C, aucun écran dans la chambre, literie confortable, aucune lumière vive avant le coucher, etc.
  • Qu’il faut adapter son mode de vie : aucune sieste, aucun excitant après 16h (soda, café, thé, cigarette, alcool, jus de fruits, etc.), aucune activité devant l’écran au moins 1 heure avant le coucher, mise en place d’un rituel du sommeil, utilisation de la sophrologie en cas d’insomnie
  • Qu’il faut se coucher et surtout se lever à heures fixes
  • Que les heures de sommeil avant minuit comptent double

Sauf que ce remue-ménage n’a pas suffi pour traiter l’insomnie psychophysiologique qu’on m’avait diagnostiquée.

Dépité, je suis donc allé voir mon maître de shiatsu, qui m’a suggéré d’essayer l’hypnothérapie… N’ayant rien à perdre, j’y suis donc allé. Mais l’hypnothérapie ne pouvait rien pour moi, car le problème ne venait pas de moi, mais de mon « environnement ».

Une chance pour moi que cet hypnothérapeute était également psychothérapeute et psychanalyste ! Parce qu’un semestre de travail a suffi pour que je réussisse enfin à :

  • Me coucher avant 22h
  • Dormir en respirant par le nez
  • Ne plus me réveiller la nuit
  • Améliorer ma mémoire
  • Et même me souvenir de quelques-uns de mes rêves

Tout n’est évidemment pas parfait non plus, vu que j’ai désormais beaucoup plus de mal à me remettre des rares soirées finissant au petit matin que je m’autorise. Il n’empêche que, globalement, mon sommeil va beaucoup mieux grâce à tout ce travail.

La morale de cette histoire ? Il faut toujours écouter ces petites phrases anodines de nos proches, parce qu’elles recèlent souvent les vérités que notre cerveau ne veut pas nous dire !

 

* : pour l’anecdote, depuis que ma mère a été diagnostiquée bipolaire dans les années 80, j’ai toujours considéré les psychiatres, psychologues, psychanalystes et autres psychothérapeutes comme des charlatans. Et c’est finalement l’un d’eux qui m’a tiré d’affaire. Mon maître de shiatsu a vraiment eu le nez fin sur ce coup-là, qu’il en soit mille fois remercié !

 


 

Quelques liens

Le réseau Morphée : les spécialistes du sommeil

Le meilleur livre sur le sommeil des enfants et de l’adulte : il faut impérativement lire ce livre avant l’arrivée de votre premier enfant

Qu’est-ce que le Biofeedback ?

 

 

 

 

 

 



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