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La guerre des pixels

Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Qu’il s’agisse d’une chute, d’un composant grillé ou d’une baignade inopinée, ça ne fait jamais plaisir quand votre appareil photo rend l’âme !

Non seulement parce c’est un loisir relativement cher, mais surtout parce que c’est pénible de devoir se replonger dans la presse spécialisée et Internet pour sélectionner son successeur. Et une fois acheté, les mois défilent avant de trouver les réglages permettant de prendre d’aussi belles photos qu’avant.

Évidemment, dans ces moments-là, on est tellement pressé de trouver ce remplaçant, qu’on prend rarement le temps de rédiger un cahier des charges détaillé avant de passer au tiroir caisse. Du coup, on se perd très vite dans cette débauche de caractéristiques techniques toutes plus obscures les unes que les autres, et on finit par ne plus lire que deux choses : les conclusions des critiques trouvées, et le nombre de pixels des appareils testés.

Parce qu’on a beau ne rien comprendre à ces histoires d’ouverture, d’ISO ou de frames per second, nous avons parfaitement compris que plus un appareil photo disposait de pixels, meilleur il était.

Pourquoi ? Parce que les fabricants ont dépensé des millions d’euros en marketing pour nous convaincre que tout était aussi simple que ça.

Alors qu’en fait, n’importe quel spécialiste vous dira qu’un appareil doté de 8 à 10 millions de pixels conviendra à la plupart d’entre nous, à condition que son zoom soit assez large (24-200 mm), ce qui est le cas de la plupart des appareils compacts.

Mais à quoi peuvent donc servir ces appareils à 20 ou 30 millions de pixels, me demanderez-vous ? À trois choses :

  1. À modifier une photo que vous avez mal cadrée sans que ça pixelise (ex : vous avez photographié un village et vous voulez recadrer uniquement une maison) ;
  2. À imprimer vos photos sur du très grand format (A3, A2, voire A1) ;
  3. À se la péter grave !

Et quel inconvénient ont-ils ces appareils à 20 ou 30 millions de pixels ?

  1. Leurs fichiers pèsent vraiment lourds et nécessitent donc une machine puissante pour les retouches et un disque dur conséquent pour les stocker ;
  2. Ils disposent de tellement de menus que, à moins d’être prêt à passer des heures à décortiquer la documentation, vous vous y perdrez ;
  3. Ils coûtent plus chers.

Avant de vous laisser méditer tout cela, voici deux variations de la même photo, une pixelisée, l’autre non !

 

paspixelise

Une image avec le bon nombre de pixels pour sa taille

pixelise

Une image avec trop peu de pixels pour sa taille

 

P.S. : et si vous trouvez que j’ai écrit trop d’âneries dans cette bafouille, lâchez-vous sur les commentaires !

 



3 réponses à “La guerre des pixels”

  1. JULIEN dit :

    La chtite, même en étant faiblement pixellisée, sur la deuxième photo, reste mimi à croquer :p et pour ce qui est de la dite bafouille, elle vaut la peine d’être lue car instructive.

  2. R of CS dit :

    Ce n’est pas moi qui te dirai le contraire, mais on me dit dans l’oreillette que je ne suis pas objectif ;)

  3. Laura dit :

    Cette photo est vraiment belle, même pixellisée ;)

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